FRANCE-MAROC à VTT - FEVRIER/MARS 2007

20 janvier 2007

BIENVENUE

 

20 Janvier 2007

Bienvenue dans mon journal de bord.

Il me reste une dizaine de jours pour préparer ce voyage à VTT vers ma ville natale,

Rabat au Maroc. Pour lire le premier lien vidéo de cette épopée,

 il vous suffit de cliquer sur preambule

 

 

 

" Nous aurons pour nous l'éternité 

Dans le bleu de toute l'immensité 

Dans le ciel, plus de problèmes 

Mon amour, crois-tu qu'on s'aime?...

Dieu réunit ceux qui s'aiment ... "

 

21 Janvier 2007 :  PREPARATIFS

 

Je vous présente mon compagnon d'escapade, mon vieux VTT de marque GINET acheté à Nîmes en Mars 1999. Mon compteur affiche déjà près de 10.000km, principalement sur les routes du Sud de la France, entre Dordogne et Cévennes. Pour cette première sortie hors de l'Hexagone, je l'ai confié à la maison RUN  CYCLES à Alès pour une remise à neuf : changement du pédalier, des pignons, des câbles et des gaines, des patins, pose de sacoches et de pneus route DEESTONE. Il a fière allure mon vieux GINET malgré ses 8 ans.

 

 

 

 

 

 

http://www.cyclesginet.com/cgv.htm

Mon modèle acheté en Mars 1999 (2700 francs avec la pose d'un porte bagages, de poignées de guidon et d'un compteur, dispose d'un cadre aluminium et de suspension avant. Il est solide, et il doit l'être pour supporter mon poids (97kg) plus les bagages... Il est polyvalent, se comporte très bien en tout terrain, et offre un grand confort de route.

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22 JANVIER 2007 : UNE MAUVAISE GRIPPE

 

Depuis 2 jours, je couve une mauvaise grippe. Je me drogue avec force, et je dors. Ce matin, j'ai ouvert un oeil à 7 heures, je l'ai refermé aussitôt jusqu'à midi. Cela n'est pas dans mes habitudes. Mes préparatifs sont en stand-by. J'ai juste changé ma petite valise de voyage rouge, contre une verte un peu plus compacte. J'essaye de prendre le strict minimum avec moi mais je sais que  j'emporterai comme d'habitude trop de choses. Pour savourer ma vidéo du jour cliquez sans perdre un instant sur le lien suivant :  quand_les_amants_2

 

 

 

24 JANVIER 2007 : 18 ANS

 

 

 

Aujourd'hui, je me suis rasé, c'est bon signe, la grippe recule et je vais tâcher d'avancer. La grisaille a fait place au soleil et un vent d'enfer malmène la haie de bambous dans mon jardinet. Le roseau plie mais ne rompt point. Je remets le nez dehors après 3 jours d'isolement. Le lien du jour : 18_ans

 

25 JANVIER 2007 : ÊTRE VISIBLE

 

 

 

 

De jour comme de nuit, il est important d'être V I S I B L E . Il vaut mieux éviter de rouler la nuit. Mais l'hiver, les jours sont courts et on a vite fait d'être surpris par la nuit. J'ai toujours avec moi 2 lampes frontales, leur faisceau est puissant et leur autonomie approche les 70 heures... Sur la photo, je les porte en collier. En fait, elles prennent place sur mon bonnet : une blanche vers l'avant, une rouge vers l'arrière. De jour, il vaut mieux mettre de la couleur sur soi. Mon sweat ROUGE sera mon favori. Le rouge a la réputation d'attirer les taureaux, mais je crois que c'est une légende : les taureaux ne distingueraient pas les couleurs et c'est tant mieux pour moi qui vais dérouler près de 1500km au pays de la corrida à travers villes et campagnes. Une autre image, celle de mon ombre : j'aime les ombres, et chaque fois ce mot me fait penser à un joli poème d'Aragon mis en chanson par le grand Léo. Il me manque mon vieux Léo, il nous reste sa musique au coeur tendre : Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps, à quoi bon puisque c'est encore moi, moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille et mon ombre se déshabille dans les bras semblables des filles où j'ai cru trouver un pays. Coeur léger coeur changeant coeur lourd, le temps de rêver est bien court, que faut-il faire de mes jours, que faut-il faire de mes nuits, je n'avais amour ni demeure, nulle part où je vis ou meurs je passais comme la rumeur, je m'endormais comme le bruit..... EST-CE AINSI QUE LES HOMMES VIVENT, ET LEURS BAISERS AU LOIN LES SUIVENT, COMME DES SOLEILS REVOLUS.....

 

Le lien du jour : est_ce_ainsi_que_les_hommes_vivent

 

26 JANVIER 2007 : LA GRIPPE S' ELOIGNE

 

La grippe s'éloigne, le départ approche. La première étape me mènera aux tous premiers jours de Février d'Alès à Lodève, via St Hippolyte du Fort. L'itinéraire tracé par VIAMICHELIN m'annonce 93km et 6h39 de pédalage. Il n'a pas tenu compte de ma charge de bagage et de la petite forme des premiers jours de raid. VIAMICHELIN a ceci de très interessant à savoir qu'il prévoit aussi les itinéraires à vélo (et même à pied). Le lien vers ce site précieux :  www.viamichelin.fr 

Je dédie ce voyage à tous mes parents, ma mère, Guy, à mon père qui parle peut-être quelque part de poésie avec Neruda, Ferré, Coloanne, Bouvier, tous mes grands absents... Je le dédie également à mes enfants, à mes soeurs Jo et Croft, à mes frères Phil et P-E le musicien qui revient du bout du monde... Quelques images partielles du "Take Five", où la musique Jazzy est douce tous les samedis by night au coeur du vieux Montpellier. 

 

 

 

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27 JANVIER 2007 : NICOLAS BOUVIER, ECRIVAIN-VOYAGEUR

Le départ approche. Je vais bientôt laisser mon jardinet d'hiver alésien. Pour les mélomanes uniquement, le lien musical du jour : jardin_d_hiver

 

 

 

 

Citations de Nicolas BOUVIER:

" C'est la contemplation silencieuse des atlas, à plat ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne l'envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu'on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. " (L'Usage du Monde)

" Toutes les manières de voir le monde sont bonnes, pourvu qu'on en revienne " (L'Usage du Monde)

" On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore " (Le poisson-scorpion)

" C'était hier, plage noire de la Caspienne. Sur des racines blanchies rejetées par la mer, sur de menus éclats de bambou, nous faisions cuire un tout petit poisson. Sa chair rose prenait une couleur de fumée. Douce pluie d'automne. Coeur au chaud sous la laine. Au Nord, un fabuleux champignon d'orage montait sur la Crimée et s'étendait jusqu'à la Chine. Ce midi-là, la vie était si égarante et bonne que tu lui as dit, ou plutôt murmuré : "vas-t'en me perdre où tu voudras". Les vagues ont répondu : "tu n'en reviendras pas" " (Le dehors et le dedans)

" Ce jour-là, j'ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s'en trouverait changée. Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr " (L'Usage du Monde)

 

 

 

 

 

 

28 JANVIER 2007 : LE VOYAGE DE BAUDELAIRE

 

 

 

 

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir, coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

 

 

 

 

Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom...

 

 

 

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Posté par chiloedream1 à 19:17

01 février 2007

C'EST PARTI

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 


 

 

 

 


 

 

 


 

Journée d'émotions. Maman et Guy sont venus saluer mon départ, avec beaucoup de larmes. Un fois les amarres larguées, il faut rouler sans se poser de questions : Saint Christol les Alès, Lézan, Durfort, Saint Hippolyte du Fort, Ganges, les belles gorges de la Vis, et un bon raidillon pour en sortir, jusqu'au Causse du côté de Saint Maurice de Navacelles.

La tramontane m'attend là-haut 5°C, je mets mon blouson. Sur le Causse, je suis à moitié surpris de voir ma chère soeur Christine venir à ma rencontre. Elle m'avait demandé les détails de mon itinéraire la veille. On s'embrasse en larmes dans les rafales de tramontane. Nous faisons les 16 derniers kms de l'étape en convoi jusqu'à Lodève et le très sympathique Hôtel de la PAIX : cadre agréable, accueil génialement convivial, wi-fi en prime, et une cuisine exquise : Christine m'invite à dîner, je déguste une géniale truite et d'autres mets délicieux. Re-larmes quand ma soeur me quitte à 21h30 pour regagner Montpellier.

Une bonne escale à l'hôtel de la Paix, http://www.hotel-dela-paix.com/ il y a du bonheur à cette adresse. Ancien Relai de Poste, cet hôtel est tenu depuis 1876 (131 ans) par la famille ESCUDIE, ce qui explique sa convivialité.

Les chiffres du jour  Alès/ Lodève : 107,43km, vitesse moyenne :19,19km/h, durée : 5h35mn52s. Demain, Lodève/Lézignan-Corbières, avec l'aide du ciel. Je payerai cher ce soir pour me faire masser les jambes, elles me semblent 2 vieux troncs raides et noueux.

 

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Posté par chiloedream1 à 11:58
02 février 2007

J'AI PARCOURU LES MONDES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En quittant Lodève, l'étape commence par une côte de 9km. Avec le poids de mes bagages, je souffre d'entrée pour arriver au sommet. Je n'ose pas l'avouer, j'ai mis 1h20 avant d'arriver au col!!! Grâce au ciel, cela redescend vers Lunas et Bédarieux où je vois arriver à ma rencontre... ma chère Croft. Elle va me suivre toute la journée, Murviel les Béziers, Cebazan, Cruzy, Paraza, et enfin Lézignan. Les derniers kms sont durs, je n'avance plus, et ma soeur m'encourage avec force. Si elle ne bossait pas demain, je suis certain qu'elle aurait été encore là, et elle m'aurait suivi jusqu'à Rabat si elle avait pu!!! Demain, avec l'aide du ciel, Lézignan, Prades, au pied des Pyrénées. L'image du jour : un petit renard imprudent sur le Causse au-dessus de Lodève : il avait dû oublier de mettre son gilet de sécurité. Avec ce rictus entre vie et trépas, il ne peut être qu'au paradis des goupils. Une route superbe, du beau temps, j'espère que cela va continuer. Et pour finir cette dure journée en beauté, une petite chanson pour Ema et Clément : dis_dis  Deuxième couplet demain.

Les chiffres du jour : 2ème étape Lodève / Lézignan-Corbières : 116,99km, vitesse moyenne : 18,31km/h.

 


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Posté par chiloedream1 à 12:17
03 février 2007

DEMAIN L' ESPAGNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Superbe route aujourd'hui encore, météo extra, 5° à 9 heures du matin, plus de 15° dans l'après-midi. Premières fleurs sur les amandiers et sur les mimosas. Deux petits cols à 300m, une route humaine... Je sens que mes jambes se font doucement à l'effort. J'ai décidé de ne pas trop forcer : il faut que j'accepte que mon vélo est très lourd, il faut que j'accepte de rouler lentement...

Lézignan, Durban-Corbières, Tuchan, Estagel... Nous sommes en pays Cathare, le chateau d'Aguilar nous rappelle le temps où il guettait du haut de son piton les intrusions barbaresques... Dans les vignes, c'est le travail de la taille avant l'éclosion du printemps. Terre viticole : sur la route, les caves sont nombreuses à proposer les grands crus Corbières AOC...

Dans le fossé, encore une petite bestiole imprudente qui dort profondément au paradis de notre renardeau d'hier... Entre Estagel et le col de la Bataille, cette inscription sur une ruine : Babe, qui as-tu abandonné dans le secteur, tu es une vraie briseuse de coeurs!!!

Arrivé à Millas, quand je vois la vitesse des voitures sur la 2x2 voies qui mène à Prades, je préfère changer mon itinéraire. De plus, le manteau neigeux sur le Mont Canigou est impressionnant, et des chutes de neige sont annoncéees demain. Cap sur Thuir et le Boulou. Du coup Maman m'a réservé par téléphone une chambre à l'hôtel Richelieu, et je ne suis plus qu'à 8 kms du poste frontière au col du Perthus. Demain, avec l'aide du ciel, sur les coups de 10h, je devrais être en Espagne.

La suite de la chanson d'hier, il est 22h40, je chante  très doucement, les murs des chambres ne sont pas épais, je ne voudrais pas réveiller (ou charmer les voisins) : dis_dis_2...

Les chiffres du jour : Lézignan / Le Boulou : 121,00 kms, vitesse moyenne : 17,96km/h.


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Posté par chiloedream1 à 20:20
04 février 2007

UNE ETAPE DE LIAISON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, j'ai fait ce qu'on a coutume d'appeler une étape de liaison. Liaison entre les Pyrénées et la mer.... On ne pouvait pas se tromper, cap au Sud après avoir franchi la frontière espagnole au Perthus à 9h50. Puis c'est tout droit par la nationale 11, jusqu'a Malgrat de Mar et Calella.  J'ai fait 130km sur une route facile, si j'avais eu le temps, je serais sorti a Figueras voir le musée Dali...

Sous un ciel gris, mes jambes m'ont épaté aujourd'hui, le moral est au beau fixe, je suis pleinement heureux de descendre vers le Sud, tel un galérien, à la force du mollet. Demain, je longe la mer, plus tranquillement, il y a toujours des merveilles a voir le long de la mer. Je franchirai probablement Barcelone, avec l'aide du ciel. Plus au Sud, je prendrai une route plus à l'intérieur des terres. J'ai un peu d'avance sur mon programme, que la pluie pourrait me faire perdre. Le ciel est bas ce soir... Pour info, ma pension est neuve, Pensio Pekinaire, grand luxe, pour le prix modique de 30 euros, petit-déjeûner compris... Mais je n'ai pas eu le droit de rentrer mon vélo dans la chambre. Ce qui m'oblige à défaire tous mes bagages, sac à dos, sacoches...

Parmi mes photos du jour, j'aime bien la vieille 4L Renault au Perthus et le regard de l'enfant à travers la vitre, un petit épervier en vol stationnaire et peut-être mon oiseau préféré, un vanneau huppé.

Les chifres du jour : 130,88 km en 6 h 12 - Vitesse moyenne 21,11 km/h

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Posté par chiloedream1 à 20:34

05 février 2007

DUR DE SE CONNECTER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai eu le plus grand mal à me connecter ce soir. Plus dur de se connecter que d'appuyer sur les pédales. Etape du jour CALELLA/SITGES avec une petite visite de BARCELONE :  n'allez jamais à Barcelone à vélo. Pour y entrer par le Nord-Est, cela va encore, il y a plein de pistes cyclables le long de la mer, mais pour en sortir vers le Sud-Ouest, c'est l'enfer. Il n'y a pas de petites routes, les nationales sont des voies-express, avec des travaux qui n'arrangent rien. Enfin, je suis arrivé à bon port, j'ai vu la mer... et j'ai apprécié malgré tout cette petite escale dans le plus grand port de la Méditerranée. Quelle belle ville!!!

J'ai même pris le temps de jeter un oeil sur la presse du jour, d'admirer la dextérité d'un ramendeur de filet et de surprendre le beau regard d'une amoureuse... Sur la route, à l'entrée et à la sortie de la ville, le plus vieux métier du monde s'exerce à grande échelle, il y a des filles partout le long des voies-express pour des plaisirs-express...

Ce soir, je dors à l'hôtel SUBUR tres estrellas, j'ai pu monter ma femme, pardon mon VTT dans ma chambre. Merci à tous pour les messages, demain je prendrai le temps de vous répondre, là je dois aller reposer mes gambettes qui m'épatent chaque jour davantage...

Les chiffres du jour : 5ème étape - Calella/Sitges - 115,85 km - 19,51km/h

 

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Posté par chiloedream1 à 20:55
06 février 2007

LE LONG DE LA MER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étape facile aujourd'hui, je longe la mer, il fait un temps printanier, il y a des pistes cyclables... A Torredembarra, je suis à peine surpris par le chahut des perruches qui nichent dans des grands pins. J'en avais déjà vu à Majorque. Il y a des oiseaux "tropicaux" en Espagne aussi.

Il fait bon flâner au bord de l'eau, les plages sont vides, on a du mal à imaginer la foule de l'été. Je lézarde du côté de Salou. Quelques personnes âgées profitent de la douceur, un vieux cycliste roule tranquillement.

Pas mal d'Africains aussi, arrivés là par la mer, inactifs d'autant plus que c'est la basse saison, en attente de monter plus au nord, en attente d'un job!!!! Quelques roumaines pour faire tourner le commerce de la prostitution!!! Des populations à la recherche d'un El Dorado bien illusoire...

A Vilanueva y Geltru, j'achète une chambre à air grande valve au cas où, à la boutique PRIETO Esports. Les patrons sont sympas, il me disent que mon expédition est tout sauf una tonteria, me voila rassuré, je leur laisse l'adresse de mon blog. www.esportsprieto.com

Tarragona est une belle ville, avec des vestiges romains mis à jour au bord de la mer. C'est aussi un grand port qui vient compléter l'immense trafic de Barcelone. Vous ne croyez pas aux signes du destin, mais à Miami-Playa (où nous avions passé un été en 1965!!!), je crève ma roue arrière. Je démonte, j'inspecte, je trouve une sorte d'épine de ronce. Quand j'ai fini de réparer, il est un peu plus de 17h30, je suis à 200m de l'hôtel Can Salvador, tres estrellas.  Accueil très sympa de Norly, d'origine bolivienne... J'espère qu'elle me remplira ma bouteille avec 1,5 litre de bon thé bien sucré demain matin, c'est mon carburant pour la route.

Le test dans les hôtels, c'est

1°) pouvoir rentrer mon vélo dans la chambre en arrivant le soir

2°) me faire faire 1,5l de thé le matin en partant.

Ce soir, mon VTT m'attend en la cama 101, j'ai encore eu du mal à me connecter, c'est de ma faute, je maîtrise encore assez mal les paramètres de connexion de mon nouveau portable.

Pour répondre à une question, j'avais fait un itinéraire précis jusqu'à Rabat, je l'ai modifié le 3ème jour, j'improvise depuis, je devrais bientôt m'éloigner un peu du littoral et retrouver le charme de l'arrière-pays. Ce matin, au départ de Sitges, c'est Milly, d'origine péruvienne, qui m'a fait mon thé. J'ai pris mon petit-déjeûner en lisant le journal, j'ai cru comprendre que Béyoncé serait la fiancée idéale. Pour moi, ces jours-ci, la femme idéale serait celle qui ne me demande jamais à quelle heure je rentre à la maison, et qui serait là le soir pour me masser les jambes, faire sécher mon linge et encourager mes rêves d'enfant...

Un peu avant Miami-Playa, je ne résiste pas au plaisir intense d'aller cueillir quelques mandarines. Les meilleurs fruits du monde sont ceux que l'on cueille soi-même... Bises à tous, merci de me suivre si nombreux et si fidèlement, ce sera grâce à vous si j'arrive au bout du voyage....

Les chiffres du jour :  6ème étape - Sitges/Miami-Playa - 102,36km - 17,82km/h

 

 Page suivante : ~~ Un petit air de printemps ~~

Posté par chiloedream1 à 21:20
07 février 2007

UN PETIT AIR DE PRINTEMPS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ciel me gâte. Aujourd'hui, un petit air de printemps posait sa lumière le long de la route. Je ne suis parti de Miami-Playa que vers 11h, j'ai dû changer mon pneu arriere qui s'ovalisait et me faisait faire de légers soubresauts. J'ai trouvé un super pneu-route michelin renforcé, il devrait pouvoir supporter ma charge de bagages jusqu'au bout...

Beaucoup de lumière donc sur la route, des fleurs, de la douceur... J'ai fait une petite étape, moins de 100 bornes, cela m'a permis d'arriver tôt a Viñaros, qui a dû faire sa fortune avec la vigne (viña) et le riz (arroz)... Le delta de l'Ebre n'est pas loin. J'aime bien cette petite ville qui a gardé un peu d'authenticité. J' ai fait quelques photos que je vais avoir du mal à poster d'ici, il faudra donc attendre demain. Il y a deux ans, j'avais fait escale ici avec le Coq et "mon compagnon du vent" avant de traverser vers les fascinantes iles Columbretes puis les Baléares... Cette fois je suis mieux logé que dans ma petite couchette d'1m de large, j'ai carrément une suite à l'hôtel VIÑAROS PLAYA quatre étoiles (cuatro estrellas, si señorita...) 55 euros dîner et petit-déjeûner compris, JACUZZI in the bathroom, I am dreaming... De quoi vous requinquer les gambettes, j'ai enfin eu droit a un massage, plus vos messages, c'est le PARADIS.

Une grosse bise a ma fille qui s'est classee 5ème sur 1600 à ses partiels de psycho (parfois on se demande comment on peut faire pareils enfants...) Bravo la fille, je suis fier comme bar-tabac ou comme Artaban, mais je suis FIER... On fêtera cela à mon retour.

Je suis donc arrivé a 17h a Viñaros, ce qui m'a permis enfin de laisser mon linge a la lingerie, je ne vous donnerai pas de details, mais il en avait grand besoin. La prochaine fois, je prendrai une mini-calor en remorque... Merci aux nouveaux passagers de ce blog, aux fidèles, merci a tous, aux parents aux amis, desolé pour les images, je vais faire une tentative avec mon modem orange qu'orange n'a pas dû paramétrer pour le roaming... Alors quand il n'y a pas de wi-fi a l'hôtel, je reste en rade avec mes images...

En parlant d'orange, les arbres croulent de fruits juteux, impossible de résister... J'ai fait le plein de vitamines...

Les chiffres du jour : 7ème étape - Miami-Playa/Viñaros - 90,66km -  20,81km/h

 Page suivante : ~~ Mauvaise journée ~~

Posté par chiloedream1 à 21:54
08 février 2007

MAUVAISE JOURNEE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je quitte Viñaros vers 10h, ciel gris, avec une éclaircie lorsque j'arrive au Peñon de Peñiscola. Là, pour suivre la côte, il faut prendre un chemin de randonnée à travers un parc naturel. Je roule cool pour ne pas abimer mes pneus, cela monte et puis forcément cela descend après. Le grand avantage, c' est que l'endroit est désert, pas de vehicule ni âme qui vive pendant une vingtaine de km. Je me dis que si j'ai de la casse (porte-bagages...), j'aurai du mal à trouver de l'aide...

J'arrive sans problème a Alcossebre, puis Torrenostra. La pluie commence a tomber, avec du vent en rafales, et cerise sur le gateau, je crève ma roue avant. Je trouve abri dans une cabane au milieu des mandariniers, je fais une petite cure de "vitamines" pour me requinquer le moral (pour le physique cela roule)... Je répare, je reprends la route, j'ai enfilé mon K-Way et protégé au maximum mes bagages.

A Benicassim, j'avise le premier hôtel, le BERSOCA 2 estrellas, je m'y sèche, et n'arrive pas à me connecter. Mon ordinateur passe dans les mains de spécialistes avertis ou amateurs, no se, pero no se puede conectar.... Pas de photos donc, je les garde en réserve dans mon disque dur... Je suis de mauvaise humeur: Il y a des jours ou rien ne va...

Les chiffres du jour : 8 ème étape - Viñaros / Benicassim - 84,16km - 18,08km/h .

 

Page suivante : ~~ Le retour du soleil ~~

 

 

Posté par chiloedream1 à 21:59
09 février 2007

LE RETOUR DU SOLEIL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bonne nouvelle, le retour du soleil. Le vent balaye les nuages. Je quitte Benicassim a 9h30. A 10 heures, je stoppe au Grao de Castellon. Je m'arrête dans un cyber-café en face du port, il est tenu par un Tangérois, qui me propose de tenter de reparamétrer mon ordinateur. A 11h35, c'est toujours échec et mat.

J'en profite pour donner des nouvelles, mais toujours pas de photos, cela me frustre. Je suis heureux d'avoir lu tous vos messages, parfois du bout du monde, salut Gisèle, salut la Cat, salut Corinne, salut Andre, salut la Bab, salut les singapouriens, salut mes enfants, salut Maman, salut Guy, salut Nico, salut a tous, je file sur Castellon-centro-ciudad essayer de trouver un spécialiste-pro pour mon pc (petit c--) .

Quelle frustration de transporter tout ce matos qui demeure pour le moment inutile. Toujours un poil de mauvais poil, le physique est bon, j'aurai peu de kilomètres au compteur ce soir, pour cause d'informatique.

Après avoir quitté mon hôtel Bersoca, puis rallié Grao de Castellon, et suite à l'échec du Tangérois, j'ai filé vers Castellon centro, rue Gobernador, à la boutique PC-BOX. Si le boss, suisse, avait été une fille, je l'aurais embrassé sur la bouche. Il a mis moins d'une heure pour déceler un conflit entre 2 drivers qui voulaient me connecter tous les 2 à internet. Au lieu de s'entendre, ils bloquaient chacun l'accès à l'autre !!! C' est souvent comme cela dans la vie, quand on est deux, au lieu de s'entendre, on entre en conflit et on n'avance plus. Si vous avez un problème de conflit, une seule adresse :

www.pcbox.com , demandez le Suisse !!!

Un petit mot sur la revue de presse de ce matin, un article sur Andrès Serrano. Photographe, quel beau métier. Je considère la photographie comme un loisir. Si j'avais pu en vivre, je n'aurais pas passé ma vie à sillonner les océans.

Je quitte PC-BOX sur les coups de 14h15. J'arrive à 18h30 à l'hôtel Renasa*** à l'entrée de Valencia. L'endroit est huppé, à base de talons-aiguilles, la Base Nautique de la prochaine America's Cup n'est pas loin... Je n'ai pas eu le droit de monter my sweet GINET dans ma chambre...

Quand vous voyez 34km/h s'afficher au compteur de mon char d'assaut, c'est qu'il y a une petite pente ou que le vent est favorable, et bien il y avait un peu des deux cet après-midi, et j'en avais besoin pour arriver à Valencia avant la nuit.

Toutes les routes du littoral espagnol sont en grands travaux. Il est de plus en plus difficile de trouver une petite départementale tranquille. Comme elles sont loin les petites routes du pays Cathare. Il est très dommage que les vélos aient été oubliés dans ces grands programmes de travaux routiers. Les 2 grandes richesses du XXI ème siècle sont l'EAU et le VELO, il n'y a rien de plus pur que ces 2 éléments...

Je viens de dîner au restaurant de l'hôtel : consommé de lentilles aux lardons, merluza aux poivrons et aux olives, y postre : flan al huevo de la casa. C' était très bon. Grâce à PC-BOX, je me suis connecté en quelques secondes. Me voilà à nouveau à 200 pour 100 avec vous, cela va m'aider à appuyer sur les pédales. Demain j'espère faire un petit run de plus de 100 bornes. Plus de problème de connection = dodo plus tôt. Après la pluie, le beau temps.

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Posté par chiloedream1 à 23:50
10 février 2007

AVEC L'AIDE DU VENT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On devrait toujours voyager en fonction du vent. Suivre son cours, se poser là où son souffle nous emmène. Arrêter sa course en même temps que la sienne. Quand le vent cesse, il finit toujours par se relever. Savoir à nouveau s'envoler avec lui, et de vents en vents, de rencontres en rencontres, de voyages en voyages, écrire sa vie avec l'air du temps. Le vent m'a poussé vers CALPE aujourd'hui. Je me suis arrêté en même temps que son souffle au pied du rocher d'Ifach. J'étais comme un voilier porté par un zéphyr...

A la revue de presse du jour, la misère d'une certaine Afrique attirée par le miroir aux alouettes de notre Europe. Et tout le long de la côte, dans chaque ville, quelques un ont réussi le passage et attendent d'écrire leur rêve en euros...

En quittant Valencia, il faut suivre la mer, la route est agréable, elle longe la Albufera, une petite Camargue locale. Je traverse El Perello, je fais un petit tour par le phare de Cullera, puis Gandia, Oliva, je fais une pause vitamines dans une orangeraie, puis Teulada, Benisa et enfin CALPE. La plupart des petits hôtels semblent fermés. Je me retrouve dans l'immense hôtel Roca ESMERALDA, c'est du luxe... Le bain est bienvenu et le dîner excellent, il faut ces petits bonheurs pour se remettre de cette longue étape, car même si le vent m'a bien aidé, les mollets sont sollicités pour déplacer les 40kg (bagages plus vélo) et mon quintal (je pesais pile 100kg en slip sur la balance de Maman la veille de mon départ, il faut dire que Maman m'a bien nourri en prévision de ce voyage, viande midi et soir pendant la dernière quinzaine...)

Du vent dans les drapeaux, du vent dans les éoliennes, """le temps qui ne saura jamais comment pourquoi le vent vient souffler sur nos vies et le vide le suit...""".

Les chiffres du jour : 10 ème étape - Valencia / Calpe - 143,56 km -  22,25 km/h .

Mine de rien, c'était ma dixième étape aujourd'hui : j'ai parcouru 1110,72 km depuis mon départ d'Alès, moyenne 111 km/jour. Je suis en avance sur mon planning. Et un couplet de plus pour la chanson "dis, dis", première chanson en Espagne, uniquement pour les mélomanes : dis_dis_3

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Posté par chiloedream1 à 23:51
11 février 2007

PREMICES DU PRINTEMPS

 

 

 

 

 

 

La journée commence par une mauvaise surprise. Je viens de finir de charger my sweet Ginet quand je m'aperçois que ma roue avant est encore crevée. Il me reste une chambre à air neuve, je prie pour qu'elle tienne jusqu'à demain lundi.

 

 

 

 

Sur la route, encore une éolienne pour ma collection... Elles me rappellent toutes le phare de mon enfance : à Rabat, dans notre grand jardin, mon grand-père avait fait construire la plus haute éolienne du Maroc, elle pompait l'eau de la nappe phréatique, arrosait le jardin, et nous abreuvait....

La richesse du XXI ème siècle, j'aime le répéter, c'est l'eau (et le vélo...)

 

 

 

 

Ah les jolies fleurs du bord de route. Celles-ci fleurissent la jolie bourgade d'Altea.

 

 

 

 

A droite de la route, une brèche dans la montagne qui est portée sur les cartes marines comme amer remarquable et que j'ai utilisé au début de ma navigation sur les bananiers de le feue-compagnie Fabre-SGTM sur la ligne Marseille/Casablanca/Las Palmas/Dakar/Abidjan... Après Altea, la démesure touristique avec Benidorm : à gauche de la route, des grues continuent à construire des tours qui vont gratter le ciel...

 

 

 

 

La dernière fois que je suis allé à Singapour (2000), deux jeunes touristes anglais s'étaient fait prendre pour avoir tagué un mur. Ils ont été condamnés à 1 mois de prison et 30 coups de fouet. Les parents ont demandé l'annulation des coups de fouet, en vain, ceux-ci sont assénés sous contrôle d'un médecin qui peut suspendre la flagellation au besoin, les derniers coups sont simplement différés. De quoi dissuader les artistes... Il faut reconnaitre que Singapour est la ville la plus clean d'Asie.

 

 

 

 

A la revue de presse du jour, en prenant un double café (pidar un café americano), je ne connais pas le livre. Par contre pour le vin, en Espagne, quand vous choisissez Rioja, c'est du bonheur assuré... Dans le petit restaurant où je fais la pause casse-croûte, c'est un bateau qui marque l'heure, un bateau qui prend son temps, et qui a 2 heures de retard...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Escale à Alicante. Une belle ville...

 

 

 

 

 

Après Alicante, je traverse rapidement Santa-Pola : à la sortie une banquise, plutôt une montagne de sel. Je longe des salines, des marais, la route est agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand j'arrive à l'hôtel Meridional de Guardamar de Segura, je suis accueilli par de jolies femmes : Lisa, la réceptionniste, 24 ans, anglaise, arrivée là avec ses parents à l'âge de 8 ans... Et puis d'autres créatures plus tropicales qui m'offrent la grâce de leurs seins lourds, et un immense bouquet d'arums, j'aime tant les arums.

Les chiffres du jour :  11 ème étape - Calpe / Guardamar de Segura - 118,93 km - 19,59 km/h .

 

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Posté par chiloedream1 à 00:45
12 février 2007

VENT CONTRAIRE

 

 

 

Un ciel un peu plus gris aujourd'hui, un vent contraire, une soudure de mon porte-bagages qui casse -je le pressentais- je répare avec de la cordelette nylon et j'arrive sans autres incidents à Carthagène : C'est une des plus jolies villes de mon voyage. Pour me remettre de mes émotions, je choisis un 4 **** le CARTAGO NUEVO. Juste en face, une belle boutique de cycles : je vais en profiter pour changer mon porte-bagages et ma roue avant complète (roue, pneu, chambre à air). Demain, je repars avec un vélo quasiment neuf. Je reste un peu en avance sur mon planning, et je constate un dépassement de mon budget. Mais à cette saison, même si le printemps n'est pas loin, il vaut mieux éviter de dormir à la belle étoile. Et ma sweet GINET doit rester au top pour m'emmener au bout du voyage. Ce soir, elle dort en bas à la consigne, moi 5 étages plus haut, chambre 519. Demain matin, elle ne pourra pas me dire qu'elle m'a entendu ronfler.

 

 

 

 

 

C'est peut-être cela qu'on appelle un chateau en Espagne....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malheureusement, les constructions continuent à sortir de terre. Elles forment bien souvent une barrière d'accès jusqu'à la mer. Quand je serai président du royaume d'Espagne, je ferai raser tout le béton proche des rivages et je ferai rebâtir à l'intérieur des terres, cela donnera du travail aux 4 ou 5 générations à venir.....

 

 

 

 

 

 

Je l'emmène dans de ces endroits my sweet GINET!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une photo juste pour la beauté du nom : Espérance, espérance d'arriver bientôt au bout du voyage...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un "Tiburon", un requin sur le portail d'entrée de la confrérie des pêcheurs... Carthagène est d'abord un port militaire, avec un bel arsenal. C'est aussi un port de pêche, de commerce et de plaisance. Un site naturel bien protégé...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'est-il pas beau mon nouvel hôtel, avec encore des bateaux jusque dans son hall... Et juste en face, la boutique de cycles où my sweet GINET va se refaire un lifting. Je l'ai laissée là à 18h30. On m'a dit que cela fermait à 20h30, et que Ginette serait prête dans moins d'une heure. Ce qui fut fait!!! C'est ça qui est extra en Espagne, les gens vivent tard le soir, même en hiver, mais y-a-t-il un hiver de ce côté de la péninsule?

 

 

 

 

 

 

 

Voilà ma réparation de fortune, j'ai fait un noeud de pêcheur sur le montant arrière droit du porte-bagage. C'est mon père qui m'a appris à faire les noeuds d'hameçons : à 7 ans, je savais déjà monter un bas de ligne, merci le père.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que ce n'est pas cela le vélo de voyage IDEAL, à 2 places, une sweet GINET qu'on se partage?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant le lifting de GINET, le carnaval est passé dans la rue. Deux petits jumeaux étaient aux premières loges pour leur premier carnaval. Moi, j'en ai vu (des carnavals), j'en ai tourné des pages....

 

 

 

 

 

 

 

Demain, je pars vers la gauche, cap à l'ouest, puis au sud-ouest, vers Mazarron et au delà si le ciel veut bien.  Aujourd'hui, le vent m'en a mis plein les gambettes. Je pressens une bonne ronflette.

Les chiffres du jour : 12 ème étape : Guardamar de Segura / Carthagène : 85,75 km / 18,88 km/h

 

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Posté par chiloedream1 à 00:58
13 février 2007

QUI VIVRA VERRA VERA

 

 

Du grand beau temps aujourd'hui, une route bien agréable.

Les orangers ont laissé place aux amandiers roses et blancs.

Le vent est faible, il frise la force 1 sur l'échelle Beaufort,

je le laisse entrer  par le col ouvert de mon vêtement léger du jour.

Puerto de Mazzaron, Mazzaron, Aguilas,

un bien joli parcours entre vallonnements et montagnes.

 

 

 

 

 

A la revue de presse du jour,

un petit tremblement de terre qui n'a pas fait de dégâts...

Un simple "susto", une petite frayeur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des petits asphodèles le long de la route....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela ressemble de très près au printemps....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une bonne grimpette,

on découvre la mer et la côte rocheuse vers Puerto de Mazzaron...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un mister top-less, le temps s'y prête...

 

 

 

 

 

 

 

Puerto de Mazzaron, en attente d'un El Dorado....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A cette saison, un petit bar offre déjà la quiétude de sa tonnelle....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les amandiers, des pêchers avant d'arriver à Aguilas....

 

 

 

 

 

 

 

Une tour à l'entrée d'Aguilas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Aguilas, la côte est belle et préservée.

Des camping-caristes y savourent la précocité du printemps...

 

 

 

 

 

 

 

La dernière côte du jour : elle est régulière, maniable,

ce qui ne m'empêche pas de transpirer...

 

 

 

 

 

 

 

A l'heure du casse-croûte, on ne partage pas toujours sa pitance....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut aller à VERA pour son hôtel CARMONA et son restaurant.

Vous y trouverez la tradition de l'hôtellerie espagnole,

une bonne cuisine avec du personnel 5 *****, en belle livrée, sympathique...

Après mon bain, j'ai le temps de faire un petit tour dans le bourg

histoire de me dégourdir les gambettes...

 

 

 

 

 

 

 

Cette petite fille profite de son insouciance

pas loin de la bien nommée calle ESPERANZA.

Dîner à l'hôtel, puis connexion pour vous envoyer mes images du jour.

Pas le temps de chômer avec vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnel aimable et souriant... Encore de belles images dans le hall et ma chambre....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette nuit c'est sûr, je vais me prendre pour EL CORDOBES :

Après avoir livré bataille sur l'arène de la route,

je rêve qu'elle m'attend. Une fois encore elle me tourne le dos,

mais c'est sûr, elle va se retourner et m'offrir le devant,

elle va me tendre sa poitrine que j' espère depuis longtemps.

A force de l'attendre, la mienne s'est creusée,

elle a pris la forme de la sienne,

j'ai certainement un creux sur le torse comme un vallonnement doux,

j'ose à peine respirer de peur de le défaire....

Les chiffres du jour : 13ème étape : CARTHAGENE / VERA : 132,55 km / 18,52 km/h .

 

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Posté par chiloedream1 à 01:04
14 février 2007

CONTRE LE VENT

 

 

Un vent d'ouest bien établi aujourd'hui, de face.

Dans les côtes, je vais tout juste à la vitesse d'un homme à pied.

Dans les descentes, je dois pédaler pour avancer.

Ce sont les aléas du voyage.

Grâce au ciel, mes mollets sont rôdés maintenant par 2 semaines de voyage....

Et j'arrive malgré tout assez tôt à Almeria.

 

 

 

 

A Almeria, la revue de presse du jour nous met sur la piste de plusieurs St Valentin.

 

 

 

 

 

 

 

Il est des senteurs sublimes : celle de la fleur d'oranger est envoûtante,

je l'apprécie, tout autant que celle du jasmin.

Pas de jasmin sur ma route,

mais un autre parfum merveilleux de rose ancienne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bagage supplémentaire, vitaminé et parfumé....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré le vent, il fait très doux. Premier short du voyage...

Mes gambettes respirent. Je prends encore cette photo en roulant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Coto privado de caza"....

Ce oiseau-la peut lancer sa trille tranquille...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit moineau bucolique, un gorrion,

l'hirondelle se dit una golondrina, et une mouette una gavina,

tous les noms d' oiseaux commencent par un G en Espagne....

 

 

 

 

 

 

 

Entre la route et la montagne, une immense plantation de jeunes oliviers.

Orangers et amandiers se font plus rares...

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, la terre devient plus aride.

Les oliviers laissent place aux eucalyptus....

 

 

 

 

 

 

 

La peau de l'eucalyptus est comme celle du passé...

On peut prendre plaisir à y passer la main.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le réseau routier espagnol est en profond développement.

Des auto-via, des auto-pista surgissent là où on ne les attendaient pas.

Il est parfois difficile de suivre la petite nationale d'antan.

Ce pont est celui de l'ancienne route désaffectée.

Il me plait à penser que c'est ici même que nous passions

avec notre père dans les années 60, traversant les étés de notre enfance

en Simca aronde beige, en Peugeot 203 grise, Chevrolet vert-pâle...

 

 

 

 

 

 

Après les eucalyptus, place au désert....

Une terre aride même en hiver,

seuls quelques buissons s'accrochent au relief...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 km avant d'arriver à Almeria,

le Rio Seco frise la crue décennale....

 

 

 

 

 

 

 

A l'entrée d'Alméria, j'avise un petit 2** sympa,

mais on me dit que la connexion wi-fi est en panne depuis la veille.

Je me retrouve au grand hôtel Alméria...

Les impératifs du net me font dominer le port, la rambla où malgré le vent,

on se livre à un petit paséo hivernal....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai même le temps d'aller faire un tour vers la Alcazaba

qui nous rappelle à quel point Europe et Afrique ont pu être mêlées.

Cette place forte fut à moitié détruite par le grand tremblement de terre de 1487.

Elle fut reconstruite par les rois catholiques.

Elle domine la ville et la mer au loin...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'étais parti pour faire 140 km aujourd'hui, le vent en a voulu autrement.

Et c'est tant mieux, cela m'a permis de me poser et de me pauser à Alméria.

Une ville riche de son passé et de ses cultures.

Les chiffres du jour : 14 ème étape : VERA / ALMERIA : 100,17 km / 17,96 km/h .

 Page suivante : ~~ Belvédère sur mer ~~

 

 

Posté par chiloedream1 à 01:06
15 février 2007

BELVEDERE SUR MER

 

 

La route aujourd'hui était un véritable belvédère sur la mer.

Le vent fou d'hier a cessé sa folie. Pour se faire pardonner,

il m'a poussé toute la journée, en douceur... Merci le vent, l'étape était bien agréable.

Au petit matin,

je suis en train de photographier le croissant de lune depuis le balcon de ma chambre

quand maman m'appelle pour me souhaiter une bonne journée

et me dire que la lune est belle à Alès....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas sorti d'Almeria que je crève.

Pneu arrière, je n'en crois pas mes yeux, je pensais mon beau Michelin increvable.

Il s'avère que la chambre a éclaté : était-elle trop petite, trop gonflée, ou trop chargée?

Il me faut 20 mn pour me noircir les mains et repartir le long de la mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La culture de serre est très développée,

elle bat son plein en hiver et produit de magnifiques légumes, principalement des tomates.

Question esthétique, cette mer de plastique n'a vraiment rien de fascinant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chacun sa monture, et ma fidèle sweet Ginet

se fait un plaisir de doubler ces cavaliers de la Police locale...

 

 

 

 

 

 

Ce berger s'appelle José, "" encantado José, me llamo Thierry..."" 

José me confirme  "" a la tercera redonda "" (3ème rond-point),

il faut prendre à gauche et passer par-dessus l'autoroute pour garder la nationale...

 

 

 

 

 

 

 

Bien tenir le guidon de la main gauche, déclencher de l'index droit,

et surtout éviter ce genre d'acrobaties...

Pour info, mon appareil est en permanence pendu à mon cou,

toujours à portée de main.

 

 

 

 

 

 

Oui c'est bien de la neige,

celle de la Sierra de Gador qui culmine à 2126 m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adra est un petit port bien sympathique....

 

 

 

 

 

 

 

Une petite voiture d'antan.

Elle a peut-être croisé au temps jadis une Simca aronde beige

au dessus du belvédère....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non je ne rêve pas,

des bouquetins, des cousins des mouflons.

Je suis bien surpris de les trouver là en bord de route

sur les premiers surplombs de montagne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des vendéens s'arrêtent comme moi

pour regarder ces cabrettes avant qu'elles ne détalent.

On se raconte notre histoire en 5 mn.

Je donne l'adresse du blog au monsieur à casquette.

Ces 4 amis viennent passer 3 mois chaque hiver à Castel de Ferro.

Ils ont bien raison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-dessus de Motril, c'est la neige de la Sierra Lùjar

qui prolonge la bien-nommée Sierra Nevada.

Point culminant le Mulhacén, 3482 m.

A Motril, je ne suis plus qu'à 72 km de Granada.

Probablement, nous irons un jour ensemble là-bas,

vers ces hautes montagnes, tout près du ciel...

Promis.

 

 

 

 

 

 

En quittant Motril,

il faut dépasser Salobreña pour trouver l'hôtel du même nom...

L'hôtel Salobreña est perché comme un nid d'aigle sur un promontoire rocheux.

Il clôture cette belle journée de belvédère...

De jolies fleurs m'attendent encore dans ma chambre,

et une chaise pour rêver face à la mer....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd'hui, c'était cap au 270, plein Ouest.

Les chiffres du jour : 15 ème étape ALMERIA / SALOBREÑA,  132,20 km  /  20,45 km/h

Page suivante : ~~ Le souvenir de Dolorès ~~ 

 

 

Posté par chiloedream1 à 01:08
16 février 2007

LE SOUVENIR DE DOLORES

 

 

 

 

 

 

Ce matin, je prends un petit-déjeûner copieux à l'hôtel Salobreña.

Mes voisins sont anglais et tout ce qu'il y a de plus british.

Ils sont discrets et posés, comme j'aime.

Voilà ce que je serai peut-être dans 30 ans,

si une sirène venait un jour s'accrocher à mon bras...

 

 

 

 

 

 

 

Une ferme aquacole au pied de l'hôtel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'entrée d'Almuñecar est située à 2 km de l'hôtel.

Nous avons campé là avec les parents il y a plus de 40 ans.

Le premier été, nous avions lié amitié avec Dolorès,

mère de 5 enfants, femme de marin-pêcheur. Elle vivait dans une cabane sur la plage...

L'été suivant, le mari était mort, la cabane avait été rasée,

et Dolorès vivait sur la même plage sous une barque,

avec ses enfants qu'elle nourrissait de petits poissons frits, et ses chats...

en attente de la livraison d'un petit logement social...

Quand nous sommes revenus l'été suivant, Dolorès avait enfin un toit décent,

avec tout proche un carré de jardin.

Je me souviens d'y avoir découvert mes premières cacahuètes fraîches,

elles poussent sous terre accrochées à des racines, comme des pommes de terre!!!

Depuis, Almuñecar s'est considérablement développé,

des immeubles ont surgi à flanc de colline...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis, des vies ont passé,

le clocher d'Almuñecar veille toujours sur ses âmes.

J'aurais aimé revoir Dolorès,

j'aurais aimé revenir très loin vers une époque révolue....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui, depuis des vies ont passé.

Maman me rappelait la phrase préférée de Dolorès :

pobres, pero felices, pauvres mais heureux,

et c'est bien là un des mystères de la vie

qui donne parfois un coeur immense et gai aux plus pauvres.

Sur les hauteurs de la ville,

j'aurais voulu demander à cet "anciano" occupé à clôturer sa réserve de vitamines,

si il avait entendu parler de Dolorès.

Mais qui se soucie du souvenir de Dolorès

quand près d' un demi-siècle a passé depuis sur nos vies...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà une nouvelle autopista en cours de finition,

elle surplombe ma route côtière.

Dans quelques semaines, elle sera livrée au flot croissant d'automobilistes.

Est-ce que my sweet GINET sera assez docile pour monter tout là-haut?

 

 

 

 

 

 

 

Quelques lacets plus loin,

cet aqueduc qui en son temps avait peut-être marqué les esprits

par son gigantisme de l'époque...

 

 

 

 

 

 

 

L'eau, richesse du nouveau millénaire...

Bis (et même ter) repetita,

mais il faut bien se mettre cela dans la tête, l'eau est sacrée....

 

 

 

 

 

 

 

Entre la route et la mer,

un rocher s'est mué en lieu de prière, de croyance et de dévotion...

Vierge de la mer, priez pour nous....

 

 

 

 

 

 

 

Chaque fois que je vois des cannes à pêche,

immuablement je pense à mon père...

 

 

 

 

 

 

 

Encore une voiture du temps jadis

qui a pu croiser notre vieille Simca Aronde...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une statue toute en rondeur.

Le sculpteur a choisi sans hésiter le camp des aficionados des courbes généreuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Malaga, une journée d'été en plein Février...

Malaga est une très belle ville, tournée vers la mer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la revue de presse du jour,

toujours sur le beau paseo maritime de Malaga,

"les bombes reviennent à Sarajevo mais par amour..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous n'avez pas oublié : A Barcelone,

il était inscrit "BESOS" sur une grande cheminée.

Cette fois, à la sortie de Malaga "NO A LA GUERRA". 

Barcelone, Malaga, deux superbes villes, deux beaux messages d'amour...

 

 

 

 

 

 

A la sortie de Fuengirola, des remparts sur une colline.

De l'autre côté, au bord de la mer, mon hôtel BEATRIZ,

presqu'un palace, imposant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà ce que je découvre depuis ma chambre.

Je n'ai pas le temps de profiter de la piscine.

Ci-dessous, petit coup de zoom de mon balcon sur la plage :

les surfeurs et les pêcheurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est par là que je suis rentré en poussant my sweet GINET.

Je ne demande jamais la permission d'entrer avec "ma femme",

nous sommes indissociables,

dans les halls 2 étoiles comme sur les tapis rouges des palaces cinq étoiles.

Là j'ai perçu quelque étonnement, j'ai dû dire à Maria-Josefa

que j'avais aussi une voiture en France, une maison à moi,

3 cartes de crédit et un sponsor, elle a semblé à peu près rassurée,

j'ai même eu droit à titre exceptionnel de monter ma monture dans ma suite à 4 lits...

On m'a même donné un bon pour une séance de thalassothérapie à partir de 19h30.

 

 

 

 

 

 

Encore de beaux tableaux pour m'accueillir dans ma chambre.

Celui-ci me rappelle le lac de Côme. Si ce n'est  lui, c'est tout côme...

 

 

 

 

 

 

 

Les chiffres du jour : 16 ème étape :  SALOBREÑA  /  FUENGIROLA  :  130,97 km  /  19,85 km.h

Pour rester dans les chiffres, l'outil-statistique de canalblog indique qu'à ce jour

9739 pages de mon blog ont été feuilletées par 1337 visiteurs.

Merci de me suivre ainsi tout au long de ce voyage.

 Page suivante : ~~ Tanger, après vents et ondées ~~

Posté par chiloedream1 à 01:10
17 février 2007

TANGER, APRES VENTS ET ONDEES

 

 

Pluie froide au départ de Fuengirola.

Je remise mon short au fond d'une sacoche et j'enfile ma tenue d'hiver...

Et je grogne contre ce mauvais temps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est moi quand je fais la gueule, et ça m'arrive.

Trois jours que je pédalais gambettes au vent avec mon short beige.

Je pensais arriver à Algéciras poussé par la brise d'hier

et me voilà obligé de faire un premier strip-tease dans une station service

pour mettre la tenue d'hiver...

 

 

 

 

 

 

Attention dans ces moments-là, je suis capable de mordre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pluie s'éloigne, ma mauvaise humeur avec. Le vent éclaircit le ciel.

Vent de face pour cette dernière étape en Espagne,

mes jambes ont la pêche,

je suis pressé d'arriver à Algéciras pour prendre le ferry avant la nuit.

Contre le vent, comme disait l'autre,

le vélo c'est pas  un sport de tarlouze...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de tourisme ce matin, je roule, je roule...

A un feu rouge, petit coup de zoom vers le ciel...

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route je suis doublé par des dizaines et des dizaines de Renault 4L,

du Camel Trophy, elles vont jusqu'à Marrakech

livrer des fournitures scolaires pour les écoles. Bravo CAMEL!!!

 

 

 

 

 

 

 

Pause de 5mn dans un petit bar de Marbella

où j'avale vite fait 2 cafés con leche et un sandwich de jamon serrano :

c'est mon super sans-plomb à moi...

J'en profite pour faire vitement la revue de presse du jour :

Are you still single, LEO?

 

 

 

 

 

 

 

 

No comment!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Rouler en voiture augmente les risques de cancer de la peau.

Moralité : roulez à vélo...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant 2 ou 3 kms, des cyclistes en maserati me coupent le vent.

Merci les "Kaikus"...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiens, elles sont aussi dans le sud de l'Espagne,

et elles se font même des mamours

juste avant une bonne ondée qui va me rincer copieusement...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La carte était bien protégée,

moi je n'ai même pas eu le temps d'enfiler mon k-way,

me voila trempé jusqu'aux os...

2ème strip-tease du jour sur le bord de la route.

Sous la pluie aussi, le vélo c'est pas un sport de tarlouze...

 

 

 

 

 

 

 

Le rocher de Gibraltar apparait dans une éclaircie.

Gibraltar, Djebel Taric, la montagne de Taric...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les équipages du Camel Trophy sont rassemblés sur le parking d'un grand hôtel

à l'entrée d'Algéciras. Je donne l'adresse de mon blog à celui-ci,

composé entre autres de 2 nordistes et d'un nantais.

Je double tout ce beau monde qui ne prendra le bateau pour Tanger

que demain matin.

 

 

 

 

 

 

 

Mon dernier rio en Espagne...

 

 

 

 

 

 

 

Sur le port d'Algéciras,

una gavina salue mon épopée espagnole....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le voilà mon joli bateau. Il devait appareiller à 17h :

c'est l'heure à laquelle il accoste.

Il partira 2 h plus tard pour Tanger...

 

 

 

 

 

 

 

Plage arrière, le chef de manoeuvre est une femme....

Les femmes au pouvoir,

les femmes au boulot, les hommes au bistrot...

 

 

 

 

 

 

 

 

En route pour Tanger, on laisse Gibraltar à babord...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'arrive tard à Tanger.

Il parait que je suis le premier

à être autorisé à entrer dans le superbe hall du RIF hôtel avec un VTT.

Le personnel est aimable, attentionné et génial...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chambre 518, vue sur le boulevard du Front de Mer.

Je vous y attends jusqu'à demain matin 9h30....

 

 

 

 

 

 

 

Les chiffres du jour :

17 ème étape : FUENGIROLA/ALGECIRAS/TANGER (MAROC) :  123,49km . 2O,97km/h malgré le vent.

 Page suivante :  ~~ Superbe Maroc ~~ 

 

Posté par chiloedream1 à 01:12
18 février 2007

SUPERBE MAROC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route de Moulay Bousselham, en quittant l'hôtel Rif à Tanger, c'est au feu vert à droite...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Embouchure du fleuve Tahadart...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec mon VTT,

je me sens proche de ce moyen de transport traditionnel

encore très usité dans la belle campagne marocaine.

Ici, la route côtière entre Asilah et Larache s'élève

sur des collines boisées d'eucalyptus et de chênes verts...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un berger vêtu de la kechaba,

vêtement traditionnel en laine des bergers du Rif, montagnes du Nord du Maroc...

 

 

 

 

 

 

 

A Khémis Sahel, l'odeur des brochettes est sublime.

Impossible d'y résister... Je fais une pause casse-croûte divine

qui vaut tous les restaurants 5 étoiles du monde...

 

 

 

 

 

 

 

La petite nièce de l'aubergiste... Nous mangeons face à face...

 

 

 

 

 

 

 

Juste avant Larache, les ruines phéniciennes de Lixus...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au pied de la colline, les cuves à garum,

jus de poisson macéré dont la Rome antique était très friande...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jelloul et Mohamed, marchands de fraises à la sortie de Larache,

sur le bord de route, j'en déguste une barquette sucrée

suivie d'un traditionnel thé à la menthe...

 

 

 

 

 

 

 

Fraises garanties Camarossa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite bergère sur la route de Barga...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'entrée de Moulay Bousselham, mon oncle et parrain André

vient à ma rencontre pour les derniers kilomètres.

André, c'est un peu mon second père. Pendant 3 ou 4 jours,

je séjournerai chez Corinne et André dans leur beau Riad

au-dessus de l'Atlantique, avant ma dernière étape vers Rabat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma tante Corinne, à l'entrée du Riad Karia Daouia.

Quand on arrive chez ici, on n'a plus envie de repartir.

Escale de 3 jours programmée avant de reprendre la route de Rabat...

 

 

 

 

 

 

 

Vue imprenable sur le grand Océan,

le goulet de la merja zerga, la lagune bleue... Je passerais bien 20 ans ici...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vue de ma chambre, située sous la coupole, elle domine le Riad et l'Océan...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon beau lit... Tout est arrangé avec goût pour le plus grand plaisir des invités.

 Corinne est une artiste, qui a formé quelques générations de professeurs d'arts plastiques au Maroc.

Une superbe étape aujourd'hui. Du beau temps, une température agréable,

une belle lumière, une campagne sublime, une route tranquille,

et une population chaleureuse. Je veux remercier avant toute chose

cette population marocaine des campagnes et des villes : souriante et conviviale.

Le voyage à vélo me rapproche des gens, je suis au plus près d'eux, et j'apprécie. 

Les chiffres du jour : 18 ème étape : TANGER / MOULAY BOUSSELHAM : 144,82 km. 21,41 km/h

 

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Posté par chiloedream1 à 01:14
19 février 2007

JOURNEE DE REPOS

 

 

Aujourd'hui, je me suis levé comme d'habitude à 7h,

pour faire mes bagages et prendre la route...

Et je me suis recouché pour une petite grasse matinée.

Farniente, far = faire, niente = rien... Ne rien faire

sinon regarder l'océan de mon perchoir, écouter sa respiration....

Ce qui caractérise Moulay Bousselham, c'est son interminable plage

qui s'étale tant vers le Nord que vers le Sud... Une plage longée de falaises et de dunes...

Et qui découvre à marée basse une plate-forme rocheuse,

avec des piscines naturelles où nous avons baigné avec bonheur,

tout comme les parents et les grands-parents, nos premiers maillots d'enfants...

Ce qui caractérise Moulay Bousselham, c'est sa merja, sa lagune

et son goulet qui relie ces deux mondes d'eau douce et d'eau de mer.

Le ciel s'est couvert dans la journée.

Je sentais my sweet Ginet un peu triste de ne pas se dégourdir les roues.

Alors nous sommes partis tous les deux comme un vieux couple

faire un petit tour de barque sur la merja...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chambres d'amis du Riad Karia Daouia...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne pêche aux rêves, à demain....

Page suivante : ~~ L'âme des bateaux ~~

 

 

 

 

Posté par chiloedream1 à 01:16