04 mars 2007

LA ROUTE DU RETOUR

 

 

Toutes les belles histoires ont une fin, tous les beaux voyages aussi... Aujourd'hui, je remonte vers le Nord, vers Moulay Bousselham par la petite route des Sables. Le 10 Mars, mon grand Seb aura 20 ans. J' ai réservé un passage mardi 6 sur le ferry Tanger/Sète, 2 jours de mer le long de l'Espagne. Je devrais arriver à Sète le huit. Mon voyage est presque fini, aujourd'hui, étape de "liaison". Je pars tard de Rabat, un petit peu avant midi, après un tour au cyber café, et chez le fleuriste pour le bouquet de départ : Antoinette vient de sortir, je confie les fleurs à sa servante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier passage sur le Bou-Regreg. Les pêcheurs sont au travail sur leurs barques sans moteur. Ils draguent  la vase avec un tout petit "chalut" grillagé en s'aidant du courant de la marée montante... "Le chalut" est sur l'avant, la force motrice est le courant, plus un petit treuil manuel comme un grand moulinet... On mouline, jusqu'à ce que le courant faiblisse avant l'étale de pleine mer, pour quelques poignées de coquillages...

 

 

 

 

 

 

Je jette un dernier coup d'oeil sur la gauche vers l'estuaire, je double un transport en commun traditionnel. Pas de temps à perdre, l'étape est longue, et d'autant plus quand on part juste avant midi...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand j'arrive à la forêt de chênes peu avant l'entrée dans Kénitra, je n'ai pas encore fait la moindre pause, mon compteur marque 40km, je m'accorde 5mn d'arrêt sur le bord de route, le temps d'admirer les plus belles (trifs) truffes de l'ami Bouazza, ramasseur des délicieux Terfass, qui feront le bonheur des gourmands sautés à la poële avec un peu d'ail... Bouazza me sert le traditionnel thé de l'amitié avant que je m'engouffre dans Kénitra où je constate que mon beau Michelin s'est dégonflé... Décidément...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est toujours comme cela quand on est pressé, il vous arrive un imprévu qui ne vous met pas en avance. Heureusement, il y du monde chez le cycliste pour réparer le petit bobo sur la roue arrière. 2 personnes tout de même pour maintenir ma Ginet qui ploie sous le poids des bagages,et le Maâlem qui va se charger de changer la chambre à air après avoir extirpé le coupable, un fil métallique presque invisible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La troisième rue à droite après avoir quitté mon cycliste et me voici à L'El Dorado. Je commande une fameuse crèpe américaine, en souvenir de celles que nous savourions avec mon cousin Bertrand après avoir surfé dans les vagues d'hiver de Mehdia, salut Bertrand le roi du kick-out... La photo de nos trois gloires de la chanson est toujours accrochée au mur, salut Léo... Il est déjà 14h30, je sais maintenant que je ne pourrai pas arriver à Moulay avant la nuit et que je devrai "chausser" mon bonnet pour les derniers kilomètres... Est-ce que vous pouvez lire ma rogne sur mon visage : je rumine de devoir courir après le temps...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qu'il y a de super à vélo, c'est qu'on peut s'arrêter en tout lieu à toute heure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les campagnes, une des tâches principales est le ramassage du "combustible". Feuilles et branchages d'eucalyptus sont l'élément de base pour le feu ménager... Le canoun en terre reste souvent l'âme du foyer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pauses sont rares aujourd'hui. Mais à chaque fois, (là c'est la pause Fanta orange dans une petite épicerie), les enfants curieux viennent jusqu'à moi...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une belle lune orangée se lève sur la campagne de la route des Sables.

 

 

 

 

 

 

J'arrive à 19h20 à la Merja Zerga. André m'y attend avec le Capitaine Abdelslem et la fidèle Mouja. On traverse le goulet à bord du fier vaisseau "Caracas"...

 

 

 

 

 

 

Il ne peut rien nous arriver. Plage avant Mouja la sirène veille, elle se retourne 2 secondes et pas une de plus, juste pour la pose... Après un bon dîner avec Corinne et André, je ne me fais pas prier pour filer vers mon lit sous la coupole. J'ai roulé contre la montre, et contre le vent. Sur la route des Sables, il n'y a ni Nord, ni Sud, où qu'on aille, il y a un sacré petit vent de face qui vous fait les mollets durs comme pierre à la fin de l'étape... Les chiffres du jour :  Rabat - Moulay Bousselham : 128,94km - 20,97km/h . L'outil "statistique" de canalblog indique que vous faites partie à ce jour des 2606 visiteurs à avoir feuilleté 20335 pages de mon joli voyage... Merci.

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Posté par chiloedream1 à 01:43 - Permalien [#]